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William Mesguich flirte avec le sublime

Au départ ce fut un livre, un livre signé Sylvain Tesson, un récit qui a vu le jour en 2020: Dans les forêts de Sibérie. Le périple est conté actuellement au Théatre des Gémeaux, interprété et mis en scène par William Mesguich, Une aventure extraordinaire qui nous emporte, où le froid est glacial, où  le cœur se réchauffe de nature, de lecture et d’écriture, un endroit loin de cette civilisation enivrante d’illusions, exaspérante de désillusions, hypnotisante de chimères et d’utopies.

Après tout ou se trouve réellement le bonheur ? Sommes-nous abreuvés  de vide, immergés dans le néant?
J’ouvre soudainement les sens et une nouvelle perspective s’offre à moi, elle est immense, un monde, que dis-je, c’est l’univers qui m’ouvre ses bras ou l’introspection me téléporte dans le silence et me voilà enfin en paix, la paix de mon âme, celle de mon être aussi; Un déplacement qui permet tous les champs des possibles…

La solitude a peu d’adeptes, pourtant elle peut s’avérer d’une compagnie salutaire, providentielle parfois. Je découvre un Comédien sans égal dans un rôle vertigineux, j’ai le cœur qui explose d’émotion. Le Théâtre est salvateur c’est indéniable.

Ce seul en scène est un carnet d’ermitage de l’auteur Sylvain Tesson, parti vivre six mois en Sibérie, de février à , dans une cabane rudimentaire sur la côte nord-ouest du lac Baïkal, près de la réserve naturelle de Baïkal-Léna, à 120 Km du village le plus proche, sans route, vivant de pêche, de bûcheronnage, de marches, de lecture, de souvenirs, de réflexions et de vodka, mais aussi de l’amour de sa bien-aimée a travers une photo gelée dans le temps. Le temps qui s’arrête, qui se fixe agréablement, il s’immobilise sur une nature rude mais jamais hostile, bienveillante et généreuse, on y apprend à s’écouter, à écouter enfin l’essentiel.

Un conte gorgé de sagesse, une réflexion ou le verbe est poétique, la pensée est humaniste, réaliste nullement démagogique. Un récit où le seul pouvoir, la seule liberté est de posséder le temps

Après tout, Dieu pourrait-il être le Temps ?
Ce temps qui nous traverse, qui nous bouleverse, il est invisible et partout à la fois, il panse nos plaies, nous rend plus sage lorsqu’il fait tourner le vent.
Le temps nous fait courir, ralentir, qu’on soit pris par le temps, qu’on soit à l’air du temps, qu’on ait  fait son temps ou même si on a prévu de tuer le temps, le plus important c’est de prendre son temps

On vous Résume 

William Mesguich fait revivre sur scène l’expérience exceptionnelle de l’écrivain-aventurier Sylvain Tesson.

Parti loin de la cité et de la foule, il fait le choix de s’isoler au milieu des forêts de Sibérie, là où les seules occupations sont de pêcher pour se nourrir, de couper du bois pour se chauffer. Il réapprend le bonheur de la lecture et la réflexion solitaire.

Avec poésie et humour parfois, il vous entraîne dans sa cabane : “…Et si la liberté consistait à posséder le temps. Et si la richesse revenait à disposer de solitude, d’espace et de silence, toutes choses dont manqueront les générations futures ? …”

Dans les forêts de Sibérie

Le Théâtre de Poche Montparnasse -Paris

Tous les Lundis à 19h 

Auteur : Sylvain Tesson
Artistes : William Mesguich
Metteur en scène : William Mesguich

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