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MADEMOISELLE JULIE À LA FOLIE THEATRE

Seule au château la nuit de Midsommar, la fête célébrant le solstice d’été en Suède, Mademoiselle Julie, la fille du Comte, se mêle au bal de ses domestiques et invite Jean, le valet de son père, à danser. Celui-ci s’échappe et vient retrouver Kristin, sa fiancée, à la cuisine où elle offcie, mais Julie l’y rejoint. Elle lui demande de boire en sa compagnie, et va jusqu’à lui ordonner de s’agenouiller et d’embrasser sa chaussure. Kristine épuisée par son travail s’est endormie et Jean s’exécute. Julie feint de s’abandonner, il resserre son étreinte, elle le repousse brutalement… Dans l’atmosphère chaude de cette nuit d’été propre aux excès, ils échangent des confidences, s’attirent et se résistent, mais les gens approchent. Pour échapper à leur regard, ils s’enferment dans l’intimité de la chambre de Jean… Avec un espoir mêlé de crédulité, Julie se laisse prendre dans les griffes du désir qu’elle voudrait être de l’amour

Une fois conquise, en proie aux rumeurs et à l’humiliation sociale, le piège se referme. Jean, profitant de l’ascendant qu’il exerce désormais sur elle, veut l’entraîner dans un projet de vie future à l’étranger. Mais dépourvue de toute richesse propre, elle ne peut pas servir ses ambitions. Ils sont précipités tous deux dans une voie sans issue, à moins qu’elle ne vole son père pour fuir…

“L’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire des luttes de classes.”
– Karl Marx

Au petit matin, Kristin réapparait et découvre leur folie qu’elle condamne car elle renverse les valeurs de l’ordre établi. Le Comte, lui, rentre de sa visite. Il sonne la cuisine, réclame ses bottes et son café. Il est sur le point de découvrir le vol. L’étau se resserre, Jean redevient servile et pour sauver sa peau, il incite Julie à en finir. Brisée par cette nuit qui nous a révélé son mal être profond elle décide de se trancher la gorge…

Mademoiselle Julie est un drame où l’art de peindre la complexité de l’âme humaine et les luttes qu’elle engendre, s’exprime magistralement sous la plume de Strindberg

L’AUTEUR

Écrivain, dramaturge et peintre, le Suédois August Strindberg (1849-1912) est l’un des pères du théâtre moderne. Ses œuvres sont d’abord fortement empreintes de naturalisme (Mademoiselle Julie, Créditeurs), avant d’évoluer vers l’expressionnisme (La Danse de la mort, La Sonate des spectres) dont il est l’un des pionniers en Europe. Son œuvre dramatique, considérable, compte une soixantaine de pièces. La vie et l’œuvre de Strindberg ne font qu’un : toute sa création artistique ressemble à une confession.

Quatrième d’une fratrie de huit enfants issus du mariage d’Oscar Strindberg avec sa domestique Nora Norling, marqué par une enfance instable, entre sévérité extrême et négligence, August Strindberg se réfugie dans le piétisme pendant son adolescence. Son caractère hypersensible, proche de la névrose, conduit ses trois mariages à l’échec. Traversant régulièrement de graves crises psychiques, constamment en proie à un trouble intérieur, Strindberg entretient avec les femmes des relations orageuses, qui trouvent écho dans une œuvre souvent considérée comme misogyne. Pour autant, il dénonce dans ses romans et ses pièces l’hypocrisie de la société à l’égard des sexes et de la moralité.
Admiré par la classe ouvrière de son temps, il est tenté par le socialisme, voire l’anarchisme, puis renie ces idées et se tourne vers Nietzsche avec qui il correspond assidument. Délaissant bientôt à son tour la pensée nietzschéenne, il finit sa vie dans le mysticisme

August Strindberg

Retrouvez la nouvelle création du

THEATRE SAUVAGE

Mademoiselle Julie

de A. Strindberg à partir du 11 novembre 2021 à 21h30 à la Folie Théatre